23 Avr Mesure de la pollution atmosphérique sur le toit de l’ENS et en Arctique
Tjarda Roberts (chargée de recherche au LMD, maîtresse de conférences attachée à l’ENS), Xavier Perrot (ingénieur de recherche au LMD) et des étudiants de L3 du département de Géosciences de l’ENS-PSL et du Centre universitaire du Svalbard ont mesuré les gaz et les particules à l’aide de capteurs à bas coût afin d’étudier la pollution atmosphérique.
Nos capteurs à Paris ont détecté des concentrations élevées de particules lors de conditions de stagnation avec des vents calmes, permettant aux émissions locales de pollution de s’accumuler à des niveaux élevés en surface lors d’inversions de température, et lorsque la formation de particules était liée à des sources régionales provenant de l’épandage d’engrais. Ces mesures sont comparées aux données disponibles des réseaux de surveillance de la qualité de l’air à Paris et l’on constate une bonne concordance pour les PM2,5 (particules fines diamètre inférieur à 2,5 µm).

Cette comparaison alimente également l’analyse des données issues de récents déploiements de capteurs dans l’Arctique. Lors de campagnes sur le terrain menées à Longyearbyen, au Svalbard, en janvier-février 2026 et à Fairbanks, en Alaska, de 2019 à 2022, nous avons étudié comment et pourquoi des épisodes de pollution atmosphérique sévère se produisent dans les régions arctiques reculées pendant l’hiver froid et sombre. Les capteurs sont utilisés pour caractériser les sources locales d’émissions extrêmes et pour retracer comment la pollution de surface s’accumule sous de très fortes inversions de température dans le cadre de la thèse de doctorat de Yanjun Wang (LMD, LATMOS).

